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 Rome au XV siècle

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Das
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MessageSujet: Rome au XV siècle   Lun 25 Juil - 16:45

Un petit post pour permettre de mieux s'imprégner du background de la cité éternelle en 1492. Je démarre le bal avec Lucrèce Borgia flower .


Lucrèce Borgia



« L’Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage… mais ça a donné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance. » (Le Troisième homme, 1949)
La famille Borgia est issue de la noblesse espagnole et ne s’installe en Italie que durant le début du XVe siècle où elle acquiert rapidement une influence politique notamment grâce à Alonso Borgia (1378-1458) qui devient pape en 1455 sous le nom de Calixte III et son neveu, Rodrigo Borgia (1431-1503), élu pape en 1492 sous le nom d’Alexandre VI.
Le pape Alexandre VI est traditionnellement considéré comme un homme ambitieux et un fin politique qui souhaite enrichir sa famille non seulement en leur offrant des fonctions importantes mais aussi en leur proposant des alliances avec les plus puissantes maisons européennes.
Rodrigo Borgia et Rosa Vannozza Catanei (1442-1518), sa maîtresse officielle, ont quatre enfants dont Juan (1474-1497), le célèbre Cesare (1475-1507) qui inspire Le Prince à Machiavel (1469-1527), et Lucrèce (1480-1519).

Une incontestable beauté

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Portrait de femme par Bartolomeo Veneto, traditionnellement considéré comme représentant lucrèce.
« Son habit de fête est cousu dans une magnifique soie noire, les manches foncées à rayures dorées sont de coupe ample, selon la mode française. Son cou est orné d’une parure de diamants et de rubis, et un filet parsemé de diamants jette des éclairs dans sa chevelure. » (Massimo Grillandi, 1502)
Les contemporains de Lucrèce Borgia s’accordent tous à reconnaître sa grande beauté et son élégance. La fille du pape Alexandre VI fascine grâce à ses tenues splendides lors de chaque apparition publique – et les occasions ne manquent pas car le Vatican donne régulièrement des fêtes et des bals grandioses pour célébrer une victoire, un mariage ou encore un anniversaire.
Dans Les Borgia : une enquête historique, Guy Le Thiec explique que Lucrèce « paraît si douce qu’on ne peut ni ne doit la soupçonner d’actes sinistres ». Toutefois, la légende, tout en lui prêtant des traits pleins de douceur et de grâce, la représente souvent tenant une fiole de poison dans une main, un poignard dans l’autre.

Une légende noire

La famille Borgia est devenue le synonyme de « dépravation », « immoralité » ou « débauche » car elle est accusée non seulement de crimes politiques et de meurtres mais encore d’inceste.
Les preuves qui accusent Rodrigo – et Cesare – sont sérieuses mais elles sont clairement inexistantes en ce qui concerne sa fille.
Le mythe de Lucrèce est, par conséquence, probablement né de ses nombreux mariages et du destin tragique de ses époux.

Une fille au cœur des stratégies matrimoniales de son père

Lucrèce est promise à un noble espagnol dès l’âge de 11 ans mais son père lui préfère Giovanni Sforza, duc de Pesaro. Il fait néanmoins annuler le mariage – officiellement pour cause de « non-consommation » – au profit d’un allié estimé plus intéressant, à savoir Alphonse d’Aragon.
Toutefois, ce dernier ne suffit rapidement plus à ses ambitions politiques et Rodrigo Borgia le fait assassiner par son fils, Cesare. Lucrèce est ensuite mariée à Alphonse d’Este, duc de Ferrare.

Une protectrice des arts

Les livres d’histoire oublient régulièrement de mentionner le rôle de mécène exercé par Lucrèce durant la fin de sa vie.
Les artistes et les érudits – dont le célèbre Arioste – sont invités à la cour de Ferrare qui devient un centre artistique et intellectuel. Les poètes chantent la beauté de la duchesse de Ferrare et contribuent ainsi à assurer le prestige de la famille Borgia.

La littérature et la télévision

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Affiche du film franco-italien Lucrèce Borgia, sorti en 1953, avec Martine Carol dans le rôle titre.
Lucrèce Borgia (1833) est un drame en trois actes de Victor Hugo (1802-1885) dans lequel l’auteur diabolise le personnage. La pièce est la seule œuvre littéraire majeure mettant en scène Lucrèce Borgia. Le résumé est le suivant : « Indifférente à la haine de l'Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l'adultère, l'inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble pour un simple capitaine qu'elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d'elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n'est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d'un mari qui le croit son amant ? »
Lucrèce Borgia est aussi représentée dans les séries The Borgias (2011) de Neil Jordan où Holliday Grainger prête ses traits au personnage et Borgia (2011) de Tom Fontana avec Isolda Dychauk dans le rôle de Lucrèce.

Conclusion

Lucrèce Borgia est-elle victime de la politique de son père – et de ses frères – ou est-elle une complice de leurs crimes ? La réalité et la légende tendent à se confondre mais les historiens préfèrent aujourd’hui plaider son innocence.
« Crime, sexe et pouvoir : tels semblent être les ressorts que livre, fatidiquement, toute analyse d'œuvre fictionnelle voire historique consacrée aux Borgia. (…) Mais la plupart de ses membres sont désormais pris dans la gangue du mythe, très tôt forgé et presque constamment réalimenté, qui empêche souvent d'accéder à une vision plus véridique de leur personne comme de leurs actions. » (Guy Le Thiec, 2011)

Sources :


  • Sichtermann B., Les femmes les plus célèbres de notre histoire, La Martinière, Paris, 2006
  • Le Thiec G., Les Borgia : enquête historique, Tallandier, 2011
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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MessageSujet: Re: Rome au XV siècle   Mar 26 Juil - 15:24

L'Humanisme :



Le mot humaniste apparaît en Europe occidentale au XVIe siècle, vers 1539. Il désigne les érudits qui ne se contentent plus de la connaissance du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], la langue commune à toutes les personnes instruites de leur époque, mais étudient aussi les autres langues prestigieuses de l'Antiquité, le grec et l'hébreu.
Ces langues anciennes sont dites humanistes (du latin humanus qui signifie tout simplement sociable)... De là le mot humanités qui désigne leur étude et le mot humanisme qui désigne le courant intellectuel de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle.
En bon humaniste, Guillaume Budé, écrivain mais aussi imprimeur et bibliothécaire, contemporain de François 1er, s’enorgueillit ainsi d'avoir «rouvert les sépulcres de l'Antiquité».


L'humanisme est né à Florence

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L'humanisme commence à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] quand, en 1462, Cosme de Médicis commande la traduction en latin de l’œuvre de Platon à Marsile Ficin.
Les humanistes bénéficient de l'arrivée en Italie de savants et de lettrés grecs qui fuient les Turcs, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] depuis 1453. Ils bénéficient aussi de l'invention de l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui rend les livres plus accessibles.
Quelques humanistes sont des laïcs, comme [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Mais la plupart sont des hommes d'Église (moines...). Éclairés par les œuvres surgies de l'Antiquité, les uns et les autres rompent avec la tradition scolastique de la fin du Moyen Âge.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
À la différence de leurs prédécesseurs, qui ne s'intéressaient qu'à l'étude des questions religieuses (la théologie), ils placent l'être humain au coeur de leurs préoccupations.
Les artistes comme Léonard de Vinci le peignent sous toutes les coutures et étudient même son anatomie. Les poètes comme François Ronsard, familier de la cour du roi Henri II, évoquent ses tourments amoureux.
Mais il s'agit dans leur esprit d'un être humain idéalisé, vers lequel peuvent tendre les êtres supérieurs qui ont l'avantage d'appartenir à l'élite dirigeante ou intellectuelle.
Les humanistes de la Renaissance, comme leurs généreux commanditaires, ne peuvent se défaire d'un net mépris à l'égard du peuple et des êtres communs. En cela, ils se différencient des théologiens médiévaux, qui n'ont de cesse de rappeler l'unicité du genre humain et l'égale dignité de chaque être... comme de nous-mêmes qui qualifions d'«humaniste» toute opinion qui se veut bienveillante à l'égard de l'ensemble de l'humanité ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

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MessageSujet: Re: Rome au XV siècle   Mar 26 Juil - 15:26

Pic de la Mirandole (1463 - ?)

Étoile filante de la Renaissance


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Tout commence en 1463 ! La France se relève de la guerre de Cent Ans et Constantinople est depuis dix ans capitale de l'empire turc. L'Italie, divisée en principautés perpétuellement en guerre les unes contre les autres, baigne en pleine Renaissance et découvre l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
Le 24 février de cette année-là, dans le duché de Ferrare, en Italie centrale, naît Giovanni Pico, comte della Mirandola e Concordia (Pic de la Mirandole en version française).
Jeune homme surdoué, il entre à l'académie de Bologne à 14 ans et devient deux ans plus tard un spécialiste confirmé du droit.
Exalté par la découverte des textes de l'Antiquité, diffusés par des lettrés grecs qui ont fui les Turcs, il décide de s'instruire dans tous les domaines de la connaissance en allant d'université en université, de Rome à Paris.
Pic de la Mirandole mène un train de vie fastueux et possède une bibliothèque des plus réputées. Sa culture, son éloquence et son acuité de jugement lui valent d'être reçu par le roi de France Charles VIII comme par [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le maître de Florence.
Dans l'entourage de ce dernier, il se lie d'amitié avec le philosophe Marsile Ficin et tente avec lui de concilier la philosophie de Platon et la théologie chrétienne. La Grèce ne lui suffisant pas, il se jette aussi dans l'étude des textes hébraïques ainsi qu'arabes et chaldéens.
À 23 ans, il publie 900 thèses sous le titre :Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques, et, grand seigneur, invite tous les érudits à en débattre avec lui à Rome, quitte à ce qu'il leur paie les frais de déplacement ! L'initiative déplaît en haut lieu et le 31 mars 1487, Pic de la Mirandole doit renoncer à plusieurs de ses conclusions, jugées hérétiques par une commission papale.
L'année suivante, il tente de fuir en France la vindicte du Saint-Siège. Mais il est arrêté à Lyon et brièvement interné au donjon de Vincennes. À sa libération, il s'empresse de répondre à l'invitation de Laurent le Magnifique et, mettant fin à ses voyages, s'établit à Florence [...].

À la recherche de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (ou théologie première exposée par les Anciens), il étudia et synthétisa les principales doctrines philosophiques et religieuses connues à son époque, notamment le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Il est le fondateur de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Selon Pic, la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] était un système d'interprétation capable d'éclaircir les mystères du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
La Kabbale est une tradition [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Dieu) à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sur le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], en même temps que la « Loi écrite et publique » (la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]). Elle trouve sa source dans les courants mystiques du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] antique.

Pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], la Kabbale ne fait que confirmer la doctrine chrétienne : « Aucune science, affirme-t-il, ne peut mieux nous convaincre de la divinité de Jésus-Christ que la magie et la cabale[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. »

source :
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MessageSujet: Re: Rome au XV siècle   Mar 26 Juil - 22:17


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MessageSujet: Re: Rome au XV siècle   Dim 25 Sep - 11:21

Jean Pic de la Mirandole : Discours de la Dignité de l'Homme

Très vénérables Pères, j'ai lu dans les écrits des Arabes que le Sarrasin Abdallah, comme on lui demandait quel spectacle lui paraissait le plus digne d'admiration sur cette sorte de scène qu'est le monde, répondit qu'il n'y avait à ses yeux rien de plus admirable que l'homme. Pareille opinion est en plein accord avec l'exclamation de Mercure: «O Asclepius, c'est une grande merveille que l'être humain».

Réfléchissant au bien-fondé de ces assertions, je n'ai pas trouvé suffisante la foule de raisons qu'avancent, en faveur d'une supériorité de la nature humaine, une foule de penseurs: l'homme, disent-ils, est un intermédiaire entre les créatures, familier des êtres supérieurs, souverain des inférieurs, interprète de la nature - grâce à l'acuité de ses sens, à la perspicacité de sa raison, à la lumière de son intelligence -, situé entre l'éternel immobile et le flux du temps.
Finalement, j'ai cru comprendre pourquoi l'homme est le mieux loti des êtres animés, digne par conséquent de toute admiration, et quelle est en fin de compte cette noble condition qui lui est échue dans l'ordre de l'univers.

Déjà Dieu, Père et architecte suprême, avait construit avec les lois d'une sagesse secrète cette demeure du monde que nous voyons, auguste temple de sa divinité: il avait orné d'esprits la région supra-céleste, il avait vivifié d'âmes éternelles les globes éthérés, il avait empli d'une foule d'êtres de tout genre les parties excrémentielles et bourbeuses du monde inférieur. Mais, son oeuvre achevée, l'architecte désirait qu'il y eût quelqu'un pour peser la raison d'une telle oeuvre, pour en aimer la beauté, pour en admirer la grandeur.

En fin de compte, le parfait ouvrier décida qu'à celui qui ne pouvait rien recevoir en propre serait commun tout ce qui avait été donné de particulier à chaque être isolément. Il prit donc l'homme, cette oeuvre indistinctement imagée, et l'ayant placé au milieu du monde, il lui adressa la parole en ces termes : «Si nous ne t'avons donné, Adam, ni une place déterminée, ni un aspect qui te soit propre, ni aucun don particulier, c'est afin que la place, l'aspect, les dons que toi-même aurais souhaités, tu les aies et les possèdes selon ton voeu, à ton idée. Pour les autres, leur nature définie est tenue en bride par des lois que nous avons prescrites : toi, aucune restriction ne te bride, c'est ton propre jugement, auquel je t'ai confié, qui te permettra de définir ta nature. Si je t'ai mis dans le monde en position intermédiaire, c'est pour que de là tu examines plus à ton aise tout ce qui se trouve dans le monde alentour. Si nous ne t'avons fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, c'est afin que, doté pour ainsi dire du pouvoir arbitral et honorifique de te modeler et de te façonner toi-même, tu te donnes la forme qui aurait eu ta préférence. Tu pourras dégénérer en formes inférieures, qui sont bestiales; tu pourras, par décision de ton esprit, te régénérer en formes supérieures, qui sont divines.»

O suprême bonté de Dieu le Père, suprême et admirable félicité de l'homme! Il lui est donné d'avoir ce qu'il souhaite, d'être ce qu'il veut.

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